Pour construire nos nids, nous rassemblons les matériaux que nous trouvons : herbe, paille, plume, poils, brindilles, mousse, lichen, parfois des morceaux de laine ou de ficelle.
Sans prétention, nous sommes vraiment courageux. La collecte de ces matériaux se fait la plupart du temps en couple, et peut nécessiter 1000 à 1500 allers et venues !
Dans les villes, c’est encore plus compliqué pour nous de trouver des végétaux et matériaux nécessaires pour construire notre nid.
Moi, je fais mon nid avec ma femelle, dans les conifères ou les joncs, mais c’est surtout moi qui travaille. C’est un nid minuscule et tout doux, en forme de hamac, fait d’une corbeille de mousse tapissé de plumes, maintenu par des toiles d’araignée et suspendu à l’extrémité d’une branche. Je peux travailler deux à trois semaines pour le bâtir.
Mais les nids et les lieux d’installation diffèrent selon les espèces.
Il y a ceux qui font leurs nids dans les arbres comme moi :
Mon voisin, le héron cendré, ce grand échassier qui vit et niche dans la réserve, est protégé en France depuis 1975.
Il se reproduit en colonies que l’on appelle des héronnières, le plus souvent visibles dans les hauteurs des arbres, sur de petits saules au milieu des marais, ou quelques fois dans les roseaux.
Leurs nids, que vous pouvez voir parfois depuis l’endroit où vous vous trouvez quand il n’y a pas trop de feuilles, sont bâtis de branches, de branchages, et de racines.
Ils sont installés à la fin de l’hiver à la cime des arbres bien avant la pousse des feuilles.
Comme les nids des cigognes, ils peuvent resservir plusieurs années de suite, et peuvent donc devenir très imposants (plus de 500 kg).
Ou la pie bavarde, qui fait aussi son nid dans les arbres avec des branches surmontées d’un toit. C’est une grosse boule placée à la cime des arbres.
Héron cendré, Ardea cinerea © F. Valette / LPO-IDF |
Il y a Martin, toujours un peu à part celui-là, qui fait son nid dans un terrier :
Il creuse avec ses pattes un terrier au bord de l’eau. Ce travail aboutit à un tunnel long de 50 à 90 centimètres, parfois plus, se terminant par une petite chambre d’incubation plus vaste.
Il y a les oiseaux d’eau, ces voisins qui font leur nid au fil de l’eau :
La foulque macroule, habitante de la réserve, entièrement noire au bec blanc, nidifie au ras de l’eau habituellement dans les roselières qui bordent le bassin. Elle construit son nid de feuilles sèches et de tiges de roseaux, en général, à au moins un mètre de la berge, ou sur de la végétation flottante. Le grèbe huppé lui, nidifie sur un véritable nid flottant. C’est impressionnant !
Foulque macroule, Fulica atra © F. Gonod / LPO-IDF |
Il y a les voisins bruyants qui creusent leur nid dans les troncs d’arbre :
Dans les milieux forestiers on trouve de nombreuses espèces d’oiseaux dites cavicoles, c’est-à-dire qui se reproduisent ou s’abritent dans des cavités d’arbres.
C’est pourquoi il est important de laisser les arbres morts ou mourants dans la nature, car ils fournissent abri, sécurité et nourriture à beaucoup d’oiseaux et de mammifères.
Le pic épeiche creuse un trou avec son bec, appelé loge, et y élève ses oisillons. Il est facilement reconnaissable à son plumage blanc et noir et son bas-ventre rouge. Le trou n’est pas très large, entre 4 et 6 cm, mais peut atteindre une profondeur de 30cm. Le trou du pic noir est plus grand et ovale.
Les mésanges, ne peuvent pas creuser leur loge elles-mêmes et se servent de celles creusées par les pics pour y faire un nid fait de mousse, de lichen, de plumes, de poils et de brindilles. Pour les aider, vous pouvez mettre ces matériaux à disposition dans votre jardin.
Pic épeiche, Dendrocopos major © L. Lannou / LPO-IDF |
L’hirondelle bâtit son nid en forme de boule dans les coins des écuries, des fermes, sous les toits. Il est fait de paille et de boue qu’elle transporte avec courage dans son petit bec.
Les coucous ont trouvé le moyen d’éviter ce dur labeur en utilisant le nid tout fait d’un autre oiseau. La femelle coucou va repérer un nid dans lequel d’autres œufs ont déjà été pondus. Elle attend que le nid soit libre quelques minutes, et, incognito, y pond son œuf après avoir évacué un des œufs déjà présents dans le nid. Puis elle s’en va, et laisse le reste du travail de couvaison et d’éducation à la mère adoptive, qui ne se doutera de rien à son retour.
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Quel est l’oiseau qui pond son œuf sans le nid des autres oiseaux pour que la mère adoptive élève sa progéniture ? |
1.b. L’hirondelle de fenêtre construit son nid avec de de la boue. Elle recouvre l’intérieur de paille et de plumes. Elle est annonciatrice du printemps, porte-bonheur et symbole de liberté.
2.c. Le pic noir choisit un vieil hêtre ou un chêne pour y construire son nid. Chaque année, il forme un nouveau nid dont l’entrée est ovale. L’entrée de la loge du pic vert est ronde. Quand il le quitte, d’autres animaux prennent sa place, comme la mésange ou la chouette hulotte.
3.c. La pie bavarde construit un nid ovale fait de grosses brindilles de bois, bien enchevêtrés. De loin, cela ressemble à une boule car les pies ajoutent souvent un petit toit. Les nids les plus visibles et les plus fréquents dans les arbres du quartier sont des nids de pie.
4.c. Le grèbe huppé est un oiseau d’eau, qui construit son nid flottant avec de la végétation aquatique.
5.a. Le voleur de nid, c’est le coucou ! La femelle attend patiemment, surveiller de loin, puis va vite pondre son œuf quand le nid convoité est délaissé quelques minutes par l’autre femelle pour aller se nourrir par exemple. Elle enlève un œuf (en général elle le mange), ainsi le nombre d’œuf restera identique, c’est plus discret. Elle pond son œuf, et s’en va, l’air de rien !