Haut de page

Saisir vos observations
L'espèce du mois

Blongios nain

Il est petit, insaisissable, fragile et menacé. Voici l’espèce du mois : le Blongios nain.

Espèce du mois
Lire la suite...
Photothèque Sonothèque Bibliothèque Saisir vos observations L'espèce du mois
Vie locale

> Les groupes locaux

groupes locaux

> Groupe local de Paris

> Groupe Faucons

> Groupe local Combs-la-Ville

> Groupe local Effraie

> Groupe local Cœur d’Yvelines

> Groupe local Guyancourt

> Groupe local Rambouillet

> Groupe local des cimetières parisiens de banlieue

> Groupe local des Hauts-de-Seine Nord

> Groupe local Forêts en Aulnoye

> Groupe local du Val de Marne

> Groupe Local Vallée de la Marne

> Groupe local Vexin Basse Seine

> Groupe local Plaine et forêt du Pays de France

> Groupe local Seine Gatinais

Logo LPO IDF

Groupe Faucons

Bilan 2019 du groupe Faucons
Des formations pour sensibiliser et intégrer de nouveaux membres

Pour la cinquième année consécutive, nous avons organisé 3 sessions de formation qui ont réuni une cinquantaine de participants, 11 ont ensuite rejoint le groupe Faucons. Ces sessions ont été complétées par un repérage sur le terrain, d’abord à Notre-Dame pour les faucons crécerelles, puis à Saint-Sulpice pour les faucons pèlerins. Pour notre plus grand plaisir, les faucons étaient aussi au rendez-vous et, pour certains participants, ce fut l’occasion de faire une coche.

 

Le suivi des Faucons pèlerins en Île-de-France

Le suivi des faucons pèlerins à Paris a concerné 3 sites. À Beaugrenelle, la caméra installée dans le nichoir sur la cheminée de la CPCU a permis d’observer un début de nidification (creusement de la cuvette) mais une panne inexpliquée de la caméra ou de la retransmission nous a privés d’images pendant plusieurs jours. L’image revenue, force a été de constater que le nichoir avait été déserté. Nous ignorons encore ce qu’il s’est passé, le personnel de la CPCU nous ayant assurés qu’il n’y avait pas eu d’intervention en haut de la cheminée pendant cette période. Nous avons rapidement pu relocaliser le couple sur une tour proche de la cheminée, la même qu’il avait déjà utilisée avec succès en 2016.

Malheureusement, des travaux d’urgence sur la tour ont entraîné une présence humaine sur la terrasse durant plusieurs jours alors que les jeunes n’avaient pas encore pris leur envol. Pour autant, il n’y a pas eu de mouvements de panique, avec pour conséquence un saut dans le vide des jeunes… Mais il a fallu ensuite continuer de batailler avec une lettre comminatoire auprès du syndic de copropriété pour repousser des travaux de nettoyage des façades avec des nacelles suspendues. Le comptage des jeunes à l’envol n’a pas été simple et nous avons retenu 3 (au moins) jeunes à l’envol sur ce site.

Sur la cheminée de la CPCU, des travaux de ravalement ont eu lieu en fin de saison de reproduction pour lesquels nous avions donné notre accord et nous avons d’ailleurs profité de ces travaux pour faire installer une coursive extérieure devant le nichoir pour améliorer la situation des jeunes au moment des envols.

À Saint-Sulpice, un couple était bien présent et cantonné sur le site, avec une défense territoriale contre notamment des corneilles noires et des accouplements sur la tour sud mais sans résultat. À la fin de la période de reproduction, nous avons pu accéder à la tour nord pour observer s’il y avait des traces de reproduction sur la tour sud mais nous n’avons rien vu de probant. Là encore, un dérangement caractérisé, en pleine période de reproduction, a eu lieu à l’occasion d’un tournage d’un court métrage sur la présence des pèlerins sur ce site sous la forme d’un vol de drone au-dessus de l’église malgré notre opposition formelle, ce qui a entraîné un échange de propos peu amènes avec la production.

Aux Olympiades, il y a une incertitude sur le couple cantonné. En effet, ce couple semble avoir été absent pendant une partie de l’année, notamment en période de reproduction, ce qui nous a conduits à penser qu’il avait abandonné le site, ou bien que les individus observés occasionnellement étaient en fait ceux du site d’Ivry qui est très proche à vol d’oiseau. Cependant, l’observation d’un accouplement sur ce site laisse douter qu’il s’agit là du couple d’Ivry car, en période de reproduction, les pèlerins défendent leur territoire. Pour autant, il n’y a pas de reproduction avérée sur ce site.

En proche banlieue, le suivi a surtout concerné 3 sites. À Ivry-sur-Seine, nous avons enregistré 2 jeunes à l’envol. En juin, nous avons pu contrôler le conduit d’échelle de la cheminée de la CPCU et nous n’avons pas vu de cadavre de jeune de l’année au fond du puit, mais des cadavres des années précédentes.

À Romainville, une caméra avait été installée dans le nichoir mais le raccordement des câbles n’avait pas été effectué. Nous n’avons donc pas eu de vidéos sur ce site mais nous avons néanmoins pu enregistrer 2 jeunes à l’envol. Là encore, nous avons dû demander, avec succès, le report des travaux prévus sur ce site alors qu’ils coïncidaient avec la présence des jeunes juste après leur envol. Un jeune a d’ailleurs été récupéré sur la terrasse d’un immeuble par les pompiers et évacué au CEDAF mais, heureusement, nous avons pu ensuite le relâcher très rapidement sur la terrasse sommitale d’un immeuble proche du nichoir.

À Saint-Ouen, un couple a bien été cantonné mais il n’y a pas eu de reproduction. La cheminée de la CPCU est attractive pour les faucons pèlerins dans la mesure où elle domine les environs mais le site est dangereux pour les jeunes à l’envol à cause des nombreuses bouches de cheminées dans le voisinage immédiat dont on connaît le risque avéré qu’elles représentent pour des fauconneaux.

À Vitry-sur-Seine, 1 adulte a été observé sur la cheminée d’EDF mais aucun signe de reproduction n’a été enregistré. Enfin, à Champigny-sur-Marne, des faucons pèlerins se posent parfois sur la tour Rodin mais aucun couple ne s’est reproduit malgré la présence d’un nichoir.

Dans les autres départements, 4 sites dans les Yvelines ont vu l’envol de 8 fauconneaux et 1 site dans le Val d’Oise a permis l’envol de 2 jeunes.

Au total, ce sont donc 10 couples qui ont été suivis en Île-de-France avec 17 jeunes à l’envol.

 

Le suivi des Faucons crécerelles à Paris

3 nouveaux sites ont été découverts cette année, ce qui, au total, nous a conduits à suivre 41 sites dans Paris. Pour autant, nous n’avons enregistré que 16 nidifications certaines et 1 nidification probable. Au total, 55 jeunes ont pris leur envol. Un cadavre de jeune crécerelle a été retrouvé à Beaugrenelle sans que l’on sache d’où il venait et 1 jeune, né cette année dans le nichoir du Printemps, a été récupéré au sol, après une journée caniculaire, avec une aile brisée. Évacué au CEDAF par les pompiers, il est mort pendant le transport.

Les vidéos enregistrées sur le nichoir du Printemps nous ont permis de compléter l’étude du régime alimentaire des crécerelles pendant la période d’élevage des jeunes. Sur ce site, nous avons malheureusement dû constater la disparition de la femelle pendant l’élevage des jeunes. Dans un premier temps, nous avons craint pour la survie des 5 fauconneaux car le mâle continuait à déposer des proies dans le nichoir alors que les jeunes étaient encore incapables de se nourrir par eux-mêmes. Mais, après quelques hésitations, le mâle a commencé à déchiqueter les proies avant de donner la becquée aux jeunes qui ont tous pris leurs envols ensuite.

Deux sites cette année nous ont donné un surcroît de travail. À Notre-Dame, l’incendie du 15 avril nous a incités à augmenter la pression d’observation pour retrouver la trace des crécerelles qui avaient fui le sinistre alors que la femelle était sur le point de pondre. Nous avons en effet retrouvé, quelques jours après l’incendie, le couple sur le site mais pour aussitôt constater sa fuite devant des vols de drone pour effectuer des relevés 3D de la cathédrale… Ensuite, une présence humaine massive pour bâcher en urgence la nef a rendu la présence des crécerelles impossible sur le site et, malgré nos efforts, nous n’avons pas pu retrouver leurs traces dans le voisinage.

À l’Arc de triomphe, un couple était bien cantonné en début de période de reproduction mais, après le 7 avril, force a été de constater qu’il avait disparu, sans que l’on sache si l’environnement immédiat de l’arc, pour le moins chaotique et bruyant en ce début d’année, était en cause. Mais c’est surtout le projet de l’artiste Christo d’empaqueter l’Arc de triomphe en 2020 qui nous a mobilisés dans la mesure où la période retenue coïncidait avec la période habituelle de nidification des crécerelles à Paris. Nous avons d’abord pris contact directement avec Christo pour l’informer de la présence des crécerelles sur l’Arc de triomphe en lui précisant que les dates retenues étaient incompatibles avec la nidification de cette espèce protégée. Des rendez-vous ont été ensuite organisés, d’abord in situ puis au Centre des monuments nationaux, avec le représentant de Christo, l’administrateur de l’Arc de triomphe et la présidente de la mission pour l’empaquetage de l’Arc de triomphe pour trouver un terrain d’entente. Finalement, nous avons obtenu que l’empaquetage soit décalé, en dehors de la période de reproduction des crécerelles !

Enfin, sur le château de Vincennes (site qui est intégré dans l’enquête Faucons depuis le début, soit 1987) pas moins de 12 couples nicheurs ont été identifiés cette année, ce qui est un record ! On peut désormais parler de colonie de crécerelles sur ce site. Mais seuls 29 fauconneaux à l’envol ont été dénombrés. Parmi les faits les plus notables, nous avons pu observer une prédation de pigeon par une femelle dans les douves du château et, la proie étant trop lourde pour être transportée, les jeunes se sont relayés sur place pour la dévorer.

Dernier point, mais pas le moindre, un nichoir pour Faucon crécerelle a été installé sur un immeuble de l’avenue Foch à l’initiative d’une résidente membre du groupe Faucons.

 

Des animations pour le grand public

Ce travail de suivi et de protection a été complété par une sensibilisation du public avec le traditionnel week-end faucons organisé le 3e week-end de juin sur le château de Vincennes et le site de l’ancienne caserne de Reuilly et où nous avons apporté la preuve, alors que le chantier de transformation de la caserne en logements s’achève, qu’il était possible de maintenir la présence des crécerelles sur ce site pendant toute la durée du chantier.

Enfin, une convention a été signée avec l’école Estienne afin d’établir un partenariat qui verra une élève de cette école concevoir 2 séries de 5 panneaux sur les faucons crécerelle et les faucons pèlerins. Ces panneaux, au format A0, serviront d’exposition pour sensibiliser le grand public à la présence de ces rapaces à Paris et en Île-de-France. C’est le groupe Faucons qui va encadrer cette élève.